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La mesure d’enrobage des armatures consiste à déterminer l’épaisseur de béton séparant la surface du parement béton des aciers de renforcement.
Ce paramètre joue un rôle déterminant dans la durabilité des structures en béton armé, car il conditionne :
la protection des aciers contre la corrosion,
la stabilité de l’ouvrage,
la résistance au feu.
De fait, joue un rôle de la pérennité globale de l’ouvrage.
Dans les ouvrages neufs, les valeurs minimales d’enrobage sont définies par l’Eurocode 2 en fonction des classes d’exposition environnementales (XC, XD, XS…), de la durée de vie de projet et des tolérances d’exécution.
Dans l’existant, la mesure d’enrobage devient un indicateur clé dans les diagnostics matériaux, notamment pour l’analyse des mécanismes de corrosion des armatures liés à la carbonatation ou à la pénétration de chlorures.
Elle est généralement réalisée à l’aide d’un pachomètre (Ferroscan) ou d’un radar béton, permettant de localiser les armatures et d’estimer leur profondeur sans intervention destructive.

Le pachomètre fonctionne sur le principe de l’induction électromagnétique.
La sonde génère un champ magnétique qui est perturbé par la présence d’éléments métalliques dans le béton. L’analyse de cette perturbation permet d’estimer :
la profondeur d’enrobage,
la position des armatures,
le diamètre apparent des aciers.
La précision de la mesure dépend notamment :
du diamètre des armatures,
de leur espacement,
de la densité du ferraillage,
de la profondeur d’enrobage,
de l’orientation des barres par rapport à la sonde.
Afin de fiabiliser les résultats, les mesures sont généralement corrélées avec des sondages localisés, permettant de calibrer l’appareil et de confirmer l’interprétation.

La mesure d’enrobage constitue une donnée essentielle dans les diagnostics matériaux des structures en béton armé, en particulier pour l’analyse des mécanismes de corrosion des armatures.
Elle permet d’évaluer le niveau de protection des aciers vis-à-vis des agressions extérieures et d’identifier les zones potentiellement vulnérables.
Les résultats sont interprétés en tenant compte :
de la classe d’exposition de l’ouvrage,
de l’agressivité de l’environnement,
de la variabilité des mesures,
des exigences de durabilité attendues.
Dans le cadre des diagnostics pathologiques, les valeurs d’enrobage sont généralement corrélées avec d’autres investigations matériaux, notamment :
la mesure de profondeur de carbonatation,
la teneur en chlorures,
les mesures électrochimiques de corrosion,
l’observation des désordres visibles (fissures, éclatements du béton).
Cette analyse croisée permet d’identifier les zones où les armatures présentent un risque de corrosion, d’évaluer le niveau de dégradation du béton armé et d’orienter les stratégies d’entretien ou de réparation de l’ouvrage.
Cette investigation est fréquemment réalisée dans les contextes suivants :
diagnostic de corrosion des armatures sur façades, balcons ou parkings,
réhabilitation d’ouvrages en béton armé,
analyse de pathologies du béton (éclatements, fissuration, décollement d’enduits),
investigations structurelles sur ouvrages existants,
évaluation de la durabilité d’un ouvrage avant travaux.
On parle d’essai semi-destructif Les mesures sont réalisées par pachomètre ou radar béton, sans dégradation de l’ouvrage. Des sondages ponctuels d’environ 5cm² sont néanmoins nécessaire pour calibrer les mesures.
L’enrobage constitue la première protection des armatures contre la corrosion. Un enrobage insuffisant peut accélérer la carbonatation ou la pénétration des chlorures.
Oui, lorsqu’elle est corrélée avec d’autres essais (carbonatation, chlorures, potentiel de corrosion), elle permet d’évaluer le niveau de risque pour les armatures. Mais également au travers du sondage réalisé permettant d’avoir un visuel sur l’état de l’armature.
[Formulaire]
Nous intervenons principalement dans le quart Sud-Est de la France, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, et plus précisément dans les départements suivants :
Savoie (73) (Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville, La Motte-Servolex, Saint-Jean-de-Maurienne)
Haute-Savoie (74) (Annecy, Annemasse, Thonon-les-Bains, Cluses, Sallanches)
Isère (38) (Grenoble, Saint-Martin-d’Hères, Échirolles, Vienne, Bourgoin-Jallieu)
Rhône (69) (Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Saint-Priest)
Drôme (26) (Valence, Montélimar, Romans-sur-Isère, Bourg-lès-Valence, Pierrelatte)
Hautes-Alpes (05) (Gap, Briançon, Embrun, Laragne-Montéglin, Veynes)